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J.Bervas puissance 4

Déjà implantée au Finistère (29), en Côtes-d’Armor (22) et dans le Morbihan (56), l’enseigne Jacques Bervas a ouvert officiellement ses portes le 28 août en Ille-et-Vilaine (35) . Avec ce nouveau point de vente, le groupe Sofipel vient de poser le dernier “dolmen” de son vaste plan de développement en Bretagne.

J.Bervas La Mézière

Attendu et annoncé depuis deux ans, le nouveau site Jacques Bervas d’Ille-et-Vilaine (35) est enfin devenu réalité. Dans un contexte peu propice aux investissements lourds, les négociations qui portaient premièrement sur un projet de location ont finalement débouché sur l’achat d’un terrain dans la commune de La Mézière. “ Notre patience dans ce contexte nous a permis de baisser de 30 % le coût entre le devis initial et l’investissement final qui a représenté 8 millions d’euros ”, résume Marc Pelleau , dirigeant du groupe Sofipel qui a repris l’enseigne Jacques Bervas en 2004 à Jacques Bervas.Face au site Bretagne Enchères Auto et le long de la RN137 qui relie Rennes à Saint-Malo, le bâtiment qui se dresse sur un parc de 20 000 m2 jouit d’une position particulièrement stratégique. Au coeur du principal bassin de population breton, l’enseigne devrait également toucher la Basse-Normandie, voire la Mayenne (53) et la Loire-Atlantique (44). Ce léger décalage dans le temps a eu aussi le mérite de créer une attente auprès d’une clientèle locale nourrie à la communication depuis déjà plusieurs semaines (presse gratuite, Internet et flyers). Peu intimidés par les derniers travaux intérieurs et les quelques finitions extérieures, les premiers clients n’ont pas attendu l’inauguration du 28 août pour franchir la porte du site. Dès le 23 août, Patrice Hascoet, directeur de Jacques Bervas Ille-et-Vilaine, et son équipe enregistraient les premières commandes. Une offre de 350 à 400 voitures d’occasion, dont 80 véhicules utilitaires, disposée devant et derrière le bâtiment principal, attendait les curieux. Il s’agit du plus important stock des quatre enseignes bretonnes.

La force d’achat au service des prix

Si la surface et le stock du site rennais sont supérieurs aux trois autres centres, Patrice Hascoet n’excluant pas non plus un panier moyen légèrement supérieur à Rennes, l’approche et l’esprit restent identiques : du VO à prix “discount”. Les véhicules, en provenance essentiellement des loueurs longue durée français, affichent entre 1 et 5 ans en moyenne et 70 000 à 120 000 km. Les marques françaises composent à 70 % l’offre de l’entité. Les achats de l’ensemble des sites et le transport sont centralisés et gérés par Jacques Bervas , lui-même, et Eric Chalier , tous deux basés à Brest. Les voitures sont ensuite affrétées directement sur chacun des points de vente. Des réunions regroupant les directeurs de site et les responsables des achats ont lieu tous les lundis matin pour dresser un bilan de la semaine écoulée et aborder les orientations sur les achats à venir en fonction des besoins de chacun. “ Ces réunions nous permettent d’être plus réactifs sur les achats, les ventes mais aussi au niveau de la communication ”, souligne Patrice Hascoet qui envisage de commercialiser 300 unités par mois dès 2010 malgré un marché qu’il juge “ plus tendu car les constructeurs continuent leur “ braderie” qui impacte notamment les segments à petits budgets que nous évitons par conséquent de trop stocker ”. La communication locale continuera d’occuper un rôle prépondérant dans cette quête de volume.

directeur de La Mézière

20 à 25 % de ventes à marchands

Avant la préparation esthétique, tous les véhicules possèdent un prix à particuliers et un prix marchands. Ces derniers devraient représenter en moyenne 20 à 25 % des ventes. A terme, le responsable entend s’aligner sur les performances du site brestois (4 000 VO/an). Mais sans faire d’ombre aux enseignes Jacques Bervas des Côtes-d’Armor (22) et du Finistère (29). “ Nous ne souhaitons évidemment pas nous concurrencer mais nous nous ne fixons pas pour autant de limites géographiques. Je ne refuserai pas un client du 22 de la même manière que le site de Lanester prendra des clients d’Ille-et-Vilaine. Le plus important étant que les synergies opèrent ensuite au niveau du SAV dans toutes les affaires du groupe ”, indique Patrice Hascoet. Cependant, compte tenu de la distance, les synergies n’interviennent pas au niveau des ateliers. Ainsi, le site de La Mézière s’appuie sur une solide équipe composée de six mécaniciens, cinq carrossiers, deux préparateurs et un peintre. Une force en après-vente qui n’a rien à envier à une concession. Conséquence directe : de la préparation esthétique, la prise de photos, le lavage à l’affichage du véhicule, la société revendique, dans le meilleur des cas, un quart d’heure de délai. C’est ensuite la rotation du stock, qui affiche en moyenne entre 30 et 35 jours, qui s’en trouve alors améliorée. Et la trésorerie par la même occasion.

Reportage

Digne d’un jeu de société, la stratégie est simple, limpide et imparable. Avec l’implantation du dernier point de vente Jacques Bervas, le groupe brestois Sofipel quadrille désormais solidement le terrain breton. Place désormais à l’ouverture ?

JTA. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre groupe et son développement géographique ?
Marc Pelleau . Nous avons su prendre les parts de marché qui n’étaient pas prises en proposant une offre globale via des enseignes complémentaires. Notre positionnement ne laisse plus beaucoup de place à la concurrence aujourd’hui. Nous avons repris l’enseigne Jacques Bervas en 2004 que nous avons ensuite peaufiné et affûté pour le dupliquer en concertation avec Jacques Bervas et en restant fidèle à son modèle. L’entité répond aujourd’hui à une approche discount qui est dans l’air du temps. Les gens recherchent un prix, coûte que coûte.

JTA. Quels avantages et quels conforts vous apportent votre développement résolument tourné vers l’indépendance ?
MP . Nous nous caractérisons, en effet , par cette volonté farouche d’indépendance. Nous n’avons pas voulu nous encombrer des critères spécifiques et des obligations établis par les constructeurs. Les seules obligations que nous nous fixons relèvent de la maîtrise des coûts. Et toutes nos équipes, que ce soit le préparateur ou le commercial, sont formés dans cette philosophie. Cela se traduit également par une centralisation maximale de l’ensemble de nos services. Nous réalisons aujourd’hui des volumes qui sont tels que nous sommes en mesure de maîtriser nos coûts auprès des organismes de financement, des garantisseurs ou de notre fournisseur en peinture.

JTA. Certaines de vos enseignes sont elles déclinables en Bretagne au même titre que Jacques Bervas ?
MP . Nous pouvons et nous déclinerons notre concept Premium by AutoStore. Mais, à ce jour, la priorité est d’installer le site Jacques Bervas de Rennes qui a représenté un investissement conséquent.

JTA. Pensez-vous avoir atteint le maximum de votre couverture en Bretagne ?
MP . Sur la Bretagne, hors Loire-Atlantique, pour nous, c’est fini. Le site Jacques Bervas de La Mézière était la dernière pierre de notre déploiement breton. Je pense que cette installation est judicieuse et répond à une demande sur le marché rennais qui est essentiellement représenté par les succursales, contrairement à Nantes l’on retrouve des distributeurs au profil très varié.

JTA. De nouveaux investissements ou projet sont-ils à l’étude ?
MP . Nous menons des réflexions qui portent sur des échéances plus ou moins courtes. Si nous sommes sollicités ou qu’une opportunité, que nous jugeons intéressante et complémentaire, se présente, cela pourrait aboutir plus rapidement que prévu.

Source ->JTA
Le 6 Septembre 2009

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